Vin rouge

Amarone della Valpolicella

Robe — Grenat-noir opaque, aux jambes lentes et denses

  • cerise séchée
  • figue
  • cacao
  • tabac doux
  • notes balsamiques
Bouche
Un velours ample, sec malgré l'opulence, portant seize degrés sans effort apparent
Garde
10 à 30 ans
Service
17–18 °C ; à ouvrir longtemps à l'avance

Vérone sèche des raisins pour le vin depuis l'Antiquité : au VIe siècle, Cassiodore, ministre à la cour ostrogothique, louait l'Acinatico tiré de baies passerillées. L'amarone garde la méthode — la corvina et ses compagnes étendues sur claies pour se flétrir, l'appassimento, cent jours et davantage — mais fait fermenter le moût concentré jusqu'au sec.

Le résultat, dit la légende, fut un accident : une barrique de recioto doux laissée fermenter trop loin, et le verdict d'un caviste — amarone, « le grand amer ». Le nom apparaît en 1936 ; le style conquit le monde après la guerre. Cerise séchée, figue et cacao, un poids de velours à seize degrés : un vin sec qui garde la mémoire d'un vin doux.

L'assemblage

Composition type moderne

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 15Le Moyen Âge monastique — 20Grandes découvertes et vins mutés — 20Classements et âge d'or — 20Phylloxéra et crises mondiales — 25L'ère moderne et le Nouveau Monde — 60Antiquité15500150017001875195060