On l'appelle le vin du petit-déjeuner des vignerons : cinq degrés d'alcool, un frizzante délicat, et le parfum du muscat intact. La douceur n'est pas un ajout mais le raisin lui-même — la fermentation en cuve est refroidie puis interrompue avant que le sucre ne soit consumé, laissant du raisin non fermenté au cœur du vin et une simple caresse de bulles.
La tradition du muscat dans les collines d'Asti est documentée au moins depuis le XVIe siècle ; Giovanni Battista Croce, joaillier de la maison de Savoie, en décrivit l'élaboration dans son traité de 1606. Quand l'asti pleinement mousseux devint industriel, le moscato d'Asti resta plus proche de la ferme — pêche, fleur d'oranger et sauge dans un vin cueilli tôt et bu jeune, la réponse piémontaise à la fin du repas.