Le traité de Methuen, en 1703, ouvrit à moindre droit le marché anglais aux vins portugais, et les vins noirs du Douro furent additionnés d'eau-de-vie pour survivre au voyage en mer — puis, avec le temps, mutés en pleine fermentation, ce qui arrêtait les levures et scellait la douceur. En 1756, Pombal borna le Douro de piliers de pierre — sans doute la première appellation réglementée du monde.
Le porto vit deux vies : le vintage, mis jeune en bouteille dans les grandes années pour vieillir sous verre des décennies ; le tawny, pâli jusqu'au brun de noix par de longues années de fût. La tinta roriz — le tempranillo sous son nom du Douro — court avec la touriga nacional, et les maisons portent encore des noms à moitié anglais.