Vin muté

Madère

Robe — Ambre bruni tirant sur l'acajou, un éclair vert olive au disque dans le grand âge

  • noix grillée
  • caramel
  • écorce d'orange
  • fumée
  • sel marin
Bouche
Acidité fulgurante à travers la profondeur caramélisée — du sec au très doux selon le style, toujours vibrant
Garde
Pratiquement illimité ; la bouteille ouverte tient des mois, voire des années
Service
13–16 °C ; les styles secs plus frais, à l'apéritif

Le madère est le vin immortel, et le devint par accident. Muté pour survivre à la route des Indes, il se révéla meilleur au retour, bonifié dans la cale surchauffée ; les négociants se mirent à expédier des pipes sous les tropiques à dessein, et l'estufagem et l'élevage en canteiro simulent aujourd'hui le voyage à terre — chaleur voulue, oxydation voulue, un vin qui ne peut plus se gâter. Les millésimes centenaires s'ouvrent sans se pleurer.

L'histoire l'imprégna tôt. Les colonies américaines buvaient le madère à la pipe, et l'indépendance fut portée à sa santé en 1776 ; le duc de Clarence, noyé en 1478 dans un fût de malvoisie, reste sa plus sombre réclame. Le tinta negra porte aujourd'hui les volumes, tandis que sercial, verdelho, boal et malvasia nomment l'échelle du plus sec au plus doux.

L'assemblage

Composition type moderne

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 0Le Moyen Âge monastique — 10Grandes découvertes et vins mutés — 50Classements et âge d'or — 60Phylloxéra et crises mondiales — 40L'ère moderne et le Nouveau Monde — 35Antiquité0500150017001875195035