Le vignoble de l'Athènes antique. Au symposion, les citoyens de la cité buvaient le vin attique coupé d'eau dans des cratères peints, et la philosophie de l'âge classique s'est disputée autour de ses coupes. Les amphores qui le transportaient étaient scellées à la résine de pin — habitude pratique dont les Grecs finirent par priser le goût, et qui survit aujourd'hui dans le retsina, longtemps issu surtout du savatiano attique.
La plaine de la Mésogée cultive encore le savatiano au bord des pistes de l'aéroport d'Athènes, sur certaines des terres viticoles les plus sèches de Grèce — de vieilles vignes en gobelet, endurantes, qui se passent d'irrigation. L'étalement de la capitale est le phylloxéra moderne, bétonnant le vignoble année après année, tandis qu'une nouvelle génération prouve qu'un savatiano à petits rendements peut donner des blancs secs sérieux et de garde.